Mieux comprendre l’ancienneté de la vigne dans les Alpes
La présence et la datation de pollens et d’ADN de vitacées dans les sédiments du lac d’Annecy ouvrent une piste de recherche précieuse pour mieux comprendre l’histoire viticole alpine.
Montagne Vivante soutient, sur ce sujet, un programme de recherche porté par l’Université Savoie Mont Blanc, au sein du laboratoire EDYTEM, avec Erwan Messager et d’autres partenaires scientifiques. Ce travail pourrait permettre de dater plus finement l’essor de la viticulture dans le nord des Alpes françaises.
L’eau et la vigne : une identité viticole liée aux rives des lacs alpins
Un autre axe de travail porte sur l’eau et la vigne, à travers l’identité viticole des rives des lacs alpins.
Une première étape consiste à établir un inventaire et un cadrage : vignobles actuels, vignobles disparus, patrimoine viticole, traces paysagères et héritages encore visibles.
Cette approche permet de relier histoire des usages, lecture des paysages et mémoire des lieux. Elle aide aussi à mieux situer la vigne dans des territoires où elle a longtemps fait partie de l’équilibre entre production, habitat, circulation et gestion des milieux.
La vigne, laboratoire de la résilience climatique et sociétale en montagne
En montagne, la vigne peut aussi être regardée comme un laboratoire de la résilience climatique et sociétale.
Elle interroge notre capacité à adapter les pratiques, à maintenir des activités ancrées dans le terrain et à faire évoluer les modèles agricoles sans perdre le lien avec les milieux.
Cela passe notamment par la sauvegarde, la réhabilitation et l’entretien de milieux semi-ouverts et de pelouses sèches, ainsi que par le repérage de lieux d’intervention et la formulation de propositions d’actions dans les Alpes francophones.
Adapter le vignoble alpin aux changements climatiques
L’adaptation du vignoble alpin aux changements climatiques suppose aussi d’anticiper les transitions techniques à venir, en particulier la réduction puis la sortie des intrants les plus problématiques. L’enjeu posé ici est clair : avancer vers un objectif de « zéro pesticide et cuivre ».
Dans cette perspective, une collaboration est engagée avec INRAE, avec l’expérimentation sur deux années d’un surgreffage d’hybrides sur une parcelle d’Altesse déjà conduite
en agriculture biologique. Les recherches menées par INRAE sur les cépages résistants montrent que ces approches peuvent contribuer à réduire très fortement les traitements fongicides en viticulture.
Soutenir le salon Jour Fruit pour mettre en valeur les vins de montagne
Montagne Vivante soutient également le salon Jour Fruit, rendez-vous annuel organisé à Chambéry autour de la mise en valeur des vins de montagne, du rassemblement des vignerons des Savoie et de temps de conférences. En 2026, le salon se tiendra les 29 et 30 mars.
Cet événement contribue à rendre visible la diversité des démarches viticoles en montagne et à faire dialoguer producteurs, professionnels et publics autour des évolutions du vignoble alpin.
La route de l’Altesse : un lien retrouvé avec le passé viticole des rives du lac d’Annecy
La route de l’Altesse s’inscrit dans cette même volonté de retisser un lien avec l’histoire viticole des rives du lac d’Annecy.
Elle prend la forme d’un rassemblement annuel de barques en bois et d’un transport symbolique de tonneaux, dans un format ouvert au public.
En 2026, l’événement est annoncé les 5 et 6 septembre.
Au-delà de sa dimension festive et patrimoniale, il rappelle que la vigne participe d’une histoire locale, d’un imaginaire commun et d’un rapport au paysage encore très présent.
Soutenir des initiatives ancrées dans les territoires alpins
Recherche, transmission, expérimentation, valorisation des paysages et des savoir-faire :
ces actions contribuent à faire vivre une culture de la vigne attentive aux milieux, aux pratiques
et à l’avenir des territoires alpins.
